Marie Houx, l’instinct et le goût

À 29 ans, la sommelière du restaurant Barge à Bruxelles incarne une nouvelle génération : engagée, précise, intuitive. Chez elle, le vin n’est pas une démonstration. C’est un langage. Une façon de transmettre, de dialoguer sur le goût.

Originaire de Normandie, Marie Houx a grandi au rythme des saisons. « Chez mes grands-parents, on faisait tout nous-mêmes. Les légumes du jardin, les conserves, jusqu’aux truites que l’on pêchait… J’ai grandi avec ça. C’était un privilège. » Les moments de table, l’art de recevoir, le goût juste… tout était déjà là. « Ce qui m’a toujours le plus passionné, c’est le goût », explique Marie.

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Une carte des vins comme une vitrine

Désormais sommelière chez Barge, Marie fait du restaurant un véritable projet de couple aux côtés du Chef Grégoire Gillard, son mari, avec qui elle a une petite fille. Son rôle dépasse largement le vin et se partage entre la gestion de la salle, les réservations, les relations avec les fournisseurs, les dégustations hebdomadaires, la formation des équipes, etc. « Chaque service est un marathon. Du contrôle de la température du vin, au remplacement de la verrerie, tout en maitrisant le rythme et le dialogue avec le client… Tout cela ressemble à de la haute couture, où chaque détail compte. Le vin représente 50 % de l’expérience. Il y a ceux qui viennent pour la cuisine et d’autres qui viennent parce qu’on mange bien et que l’on boit bien »

Sa philosophie ? Moins de chichi, plus de lisibilité. Le pouvoir d’achat a changé les habitudes de consommation. Les clients se tournent davantage vers les accords mets-vins et mets-sans-alcools. « Ça représente 90% de nos ventes de boissons. Nous proposons aussi des demi-verres – le « Bob » qui a de plus en plus d’adeptes ».

Biodynamie, fermentation et retour au vivant

Femme et sommelière

Longtemps, le métier a été masculin. Marie a aussi dû faire ses preuves. « Il ne devrait pas y avoir autant d’ego autour du vin. Beaucoup de femmes sont ébranlées par les remarques de certains clients mais cela doit nous pousser à faire mieux. C’est une forme de motivation. » Mais les lignes bougent. Lors du concours Sommelier of the Year, il y avait 11 femmes sur 25 candidats. « Ça y est, c’est ancré. Autour de moi, j’ai beaucoup de femmes vigneronnes, importatrices et sommelières. » Son conseil ? Oser. Les formations sont nombreuses. L’appétence suffit pour commencer.

L’humain avant tout

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