Itinéraire d’un gars du Nord tombé amoureux des bistrots bruxellois

Il a l’accent français et un parler sans vernis. Benjamin Rauwel, dit le Grand Ben, est arrivé à Bruxelles en 2005, tout droit venu de Dunkerque, avec dans ses valises une curiosité et un goût insatiable pour les lieux qui vivent. Vingt ans plus tard, il est à la tête de trois établissements emblématiques – le Café Dillens, Ivresse et Le Repos de la Montagne – et incarne une certaine idée de l’Horeca, exigeante, artisanale et profondément humaine.

Par Françoise Bouzin

Du café Belga à la révélation culinaire

Tout commence au Café Belga, place Flagey. En 2008, Benjamin y entre comme débarrasseur-plongeur. Très vite, il gravit les échelons. Moins d’un an plus tard, il devient responsable, puis gérant. Pendant 3 ans, il pilote une maison qui emploie jusqu’à 50 personnes. Une école de la rigueur… et de l’endurance.

Mais une envie le taraude, celle de passer côté cuisine. En 2015, il quitte tout, du jour au lendemain, sans plan B. « J’avais besoin de repartir de zéro ». Il fourbit ses premières armes chez Damien Bouchery, puis enchaîne des essais chez Pin Pon avec Philippe Emmanuelli et un passage chez El Camion. Et là c’est le déclic et un vrai kif pour une cuisine libre, vivante, incarnée. « J’avais trouvé mon terrain de jeu idéal ».

L’apprentissage du vrai métier

Le 1er mars 2016, Joël Geismar – Le Garage à manger – l’engage à temps plein comme commis de cuisine. Benjamin y restera trois ans. Une révélation. Il aime cette cuisine de saison qui combine produits locaux, durabilité et esprit d’équipe. Il se prend au jeu, progresse vite, jusqu’à occuper pendant un an le poste de chef exécutif.

Il poursuivra ensuite chez Franz, en tant que consultant, pour former les équipes, repenser la carte du brunch et celle du midi et du soir. Il y apprend l’esprit d’équipe et s’affranchit des codes qui figent la cuisine.

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