Ces Horeca qu’on croyait éternels

Complet hier, fermé demain

Une addition devenue indigeste

Une génération chasse l’autre

Il existe donc aussi un éléphant dans la salle dont on parle relativement peu : la clientèle historique de ces institutions vieillit avec elles. Une partie des établissements qui ont marqué les années 1990 et 2000 s’adressait à une clientèle plutôt initiée, disposant d’un pouvoir d’achat confortable, sensible au produit et à une certaine idée du restaurant bourgeois, et dans des conditions d’accessibilité normales. Or cette clientèle s’est en partie déplacée vers la deuxième couronne bruxelloise et la périphérie, un mouvement confirmé par les statistiques interrégionales. Cette clientèle ne vient plus en ville, car elle la juge sale, insécurisante et inaccessible. Que cette perception soit objectivement fondée ou non importe finalement assez peu au restaurateur : en matière de consommation, un ressenti devient une réalité dès lors qu’il modifie durablement un comportement.

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La sélection naturelle à la bruxelloise

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