Be-Profitability : Comment optimiser les coûts, gérer et motiver son personnel ?

Pour une entreprise Horeca, la masse salariale représente un coût important, voire la charge fixe la plus élevée. C’est souvent une grande source d’inquiétude pour l’entrepreneur. Ce 5ème POINT de la roue de la rentabilité ne doit jamais être négligé. Tour d’horizon des questions liées à l’engagement, AUX coûts et à la motivation du personnel…

Par Vanille Dujardin

Le coût

Diagramme circulaire représentant la répartition des coûts dans un établissement Horeca (personnel, F&B, frais fixes, EBITDA).

Les différents types de contrats adaptés à la demande

En juin, on comptait près de 20% de personnes actives dans l’Horeca en plus par rapport à l’an dernier, révèle une analyse annuelle menée par l’entreprise de services RH ACERTA auprès de 2.500 établissements Horeca belges. Quatre travailleurs sur dix y travaillent sous contrat fixe, trois sur dix en tant qu’étudiant, tandis que les flexi-jobs représentent près d’un quart du personnel Horeca.

Comment optimiser les horaires et les coûts ?

« Il n’y a pas de solution miracle , explique David Debin, il faut faire une analyse en profondeur et structurelle. C’est un peu comme une table de mixage, il faut jouer sur plusieurs paramètres pour optimaliser les choses ». Parmi ceux-ci, on pointe l’analyse des horaires les plus rentables, l’utilisation de tous les statuts selon les besoins et les périodes, le recours optimal aux aides, primes et subsides, la vérification de la rentabilité de toutes les heures de prestation et l’augmentation des compétences de son personnel… Sans oublier l’importance de se faire accompagner pour analyser la situation avec un œil extérieur. Parmi les partenaires à contacter, on peut citer le secrétariat social, le payrolling intérim, le management (audit – formation – optimalisation – externalisation, …), les planning tools, les outils de gestion, le guichet d’entreprise, la caisse d’allocations pour indépendants, l’assistance juridique, l’outplacement, l’emploi international (expats& impats), la digitalisation et project management de transition (fusion/ acquisition), HR Partner (ponctuel/régulier/ long terme), le plan cafétariat (sur mesure) / Warrant, etc. Autant d’aides auxquels l’entrepreneur.se peut s’adresser pour trouver ses solutions personnalisées.

Se faire accompagner ?

De la théorie à la pratique

Pour accompagner les entreprises, Reload Yourself propose de démarrer par l’utilisation des résultats financiers trimestriels comme outil de pilotage de leur établissement. « Il est important de conscientiser les entrepreneurs sur leur situation au travers des chiffres et les responsabiliser sur l’importance de planifier une rentabilité “théorique” qui tient la route. Il s‘agit en réalité de se constituer un petit tableau de bord qui aide à piloter, voir où on en est tous les 3 mois et devient également un outil d’aide à la décision. Un exemple concret vécu a été la question pour un restaurateur de décider ou non d’engager un sommelier.

Nous avons fait une simulation en intégrant le coût annuel du sommelier dans le plan financier et traduit cela en nombre de bouteilles de vins supplémentaires qu’il faudrait vendre pour couvrir le coût du sommelier. Il s’est avéré dans ce cas que ce n’était pas une bonne décision à prendre. Travailler avec des chiffres de façon concrète permet de prendre des décisions qui ne sont pas basées que sur du ressenti, du type « J’ai vu l’importance d’avoir un sommelier dans le restaurant où j’ai travaillé précédemment, il m’en faut un » et plutôt prendre une décision qui fait sens financièrement. Une fois qu’on a cette vision globale des résultats financiers, on descend dans la granularité comme expliqué précédemment », explique Ariane Marchant.

Une démarche qui ne se limite pas à l’analyse mais vise à amener l’entrepreneur.se à trouver ses propres réponses par rapport à la réalité de son business.

Anne Boulord

Où trouver son personnel ? Comment le fidéliser ?

Si les coûts sont évidemment l’une des priorités de l’employeur Horeca, trouver la perle rare, et surtout garder son équipe au complet, relève du challenge quotidien. Pour l’illustrer, nous avons demandé à Anne Boulord, Consultante Horeca, patronne des Winery Bruxelles, de nous parler de son expertise à propos de l’embauche d’un.e futur.e candidat.e.

Comment le/la choisir ? Pourquoi ? Quelles questions lui poser pour mieux cerner sa personnalité ?

« Lorsque que je rencontre un.e potentiel.le employé.e, je ne m’attache pas à ses compétences techniques, qui seront très vite évaluées par les équipes de salle et de cuisine, et qui peuvent s’acquérir. J’essaye plutôt de découvrir ses motivations profondes, ses valeurs, sa personnalité en lui posant des questions un peu inhabituelles dans le secteur. Cela donne des indices précieux pour un management personnalisé. Ma première question : De quoi avez-vous besoin pour être heureux.se au travail ? Ou, le corollaire : De quoi avez-vous manqué dans votre dernier job ? En fonction de ses réponses (reconnaissance ; formations ; horaires adaptés ; évolution salariale,), je peux déjà cerner les priorités de la personne mais aussi savoir si elle trouvera chez nous de quoi satisfaire ses besoins, et éventuellement mettre en place ce qu’il faut pour y répondre.

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