Compost-in-city… Une alternative de collecte des biodéchets flexible et pensée pour les restaurateurs bruxellois

Une collecte qui s'adapte au rythme des cuisines

Contrairement à un système de collecte standardisé, Compost-in-city intervient selon la fréquence choisie par le restaurateur, de tous les jours jusqu’à trois fois par semaine ou uniquement certains jours selon le choix du restaurateur. Si celui-ci le souhaite, les équipes de Compost-in-city peuvent avoir accès via un badge ou code aux établissements afin de récupérer les bacs directement dans la cuisine, la cave ou la chambre froide, sans perturber le travail des cuisines.

Autre avantage, les restaurateurs ne doivent pas trier leurs biodéchets puisque les coquilles d’œufs, os, épluchures ou restes alimentaires peuvent être déposés dans les mêmes contenants. Le tri est ensuite effectué par Recyclo avant leur valorisation. « Quant au prix, impossible de le donner puisque le service est à la carte. On peut juste mentionner qu’il est plus ou moins 10% plus cher que les autres services de collecte mais qu’il diminue en fonction du nombre de clients restaurateurs dans une même commune. »

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Trois modes de facturation selon l'activité

La coopérative a développé plusieurs systèmes de facturation selon les besoins des différents métiers de l’Horeca :

  • une facturation au couvert ;
  • une facturation au bac ;
  • une facturation au poids.

Autre avantage, même les petits volumes peuvent être collectés grâce à des tournées qui se font à vélo dans une douzaine de communes bruxelloises et peuvent être mutualisées. « Un mode de transport particulièrement adapté au centre-ville car on peut collecter toute la journée (y compris après 11h à l’inverse de certaines livraisons motorisées) et il n’y a pas d’émissions directes de CO₂ », commente Jeremy.

Des déchets transformés en nouvelles ressources

Les biodéchets collectés suivent ensuite deux filières de valorisation. Une partie est transformée en compost destiné à l’agriculture, tandis qu’une autre est orientée vers la biométhanisation afin de produire du biogaz et de l’énergie renouvelable. Une manière de donner une seconde vie aux biodéchets.

 

 
 
 
 
 
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Une solution déjà adoptée par de nombreux établissements

Parmi les clients figurent notamment le groupe Nonante Folies, Savage, Carpe Diem, La Meute à Flagey, Toucan Brasserie ou encore Artfood Traiteur. Celui-ci a ainsi obtenu la double labellisation ISO et B Corp.

Petit plus, Compost-in-City fournit gratuitement les bacs de collecte, sans demander de caution, et accompagne les équipes dans la mise en place du système. Si les propriétaires sont généralement convaincus par la démarche, l’adaptation des habitudes en cuisine demande parfois un peu plus de temps. « Les chefs ont une organisation très précise et changer certains réflexes nécessite un accompagnement », ajoute Jeremy.

Des aides financières

La Ville de Bruxelles prévoit notamment une prime pouvant atteindre 400 euros pour les professionnels qui font appel à un collecteur à vélo. D’autres dispositifs régionaux peuvent également soutenir les démarches en faveur de la réduction des déchets et de l’économie circulaire. Avec une équipe d’une trentaine de collaborateurs, Recyclo ambitionne de rendre la collecte circulaire accessible à tous les professionnels de l’Horeca bruxellois, quartier après quartier.

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