Bruxelles : la ville aux 500 villages

Le quartier est mort, vive le micro-territoire

À chacun son village urbain.

La fin du brassage ?

Le point d’équilibre

Comme souvent à Bruxelles, la réalité échappe aux analyses trop simples. Les micro-territoires qui émergent aujourd’hui rendent de nombreux quartiers plus vivants, plus attractifs et plus cohérents, et étrangement parfois plus inaccessibles. Les grands projets immobiliers et publics servent souvent de substrat à ces mutations. Ils favorisent le commerce de proximité, renforcent les identités locales et créent de nouvelles opportunités pour toute une génération d’entrepreneur·e·s Horeca. Mais ils posent aussi une question plus large. Une ville peut-elle multiplier les centres de gravité sans perdre une partie de ce qui la relie ? Peut-elle devenir plus locale sans devenir plus cloisonnée ? Il est encore trop tôt pour répondre. Bruxelles est probablement en train de chercher son nouveau point d’équilibre. Comme souvent, les transformations les plus profondes ne se mesurent ni en mois ni en années, mais en générations. Une chose paraît néanmoins certaine : l’avenir de l’Horeca bruxellois s’écrira moins à l’échelle régionale qu’à celle de ces territoires de proximité qui émergent un peu partout dans la capitale, à l’image de ces 500 hameaux urbains. À force de recréer du village dans la ville, Bruxelles redécouvre les vertus de la proximité. Reste à éviter les travers du village, où l’on connaît parfaitement son voisin de palier mais où l’on regarde avec inquiétude ce qui pourrait venir de derrière la colline. Affaire à suivre…

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