Il y a parfois de belles histoires qui naissent d’une crise. C’est le cas de Terter, qui a germé suite au Covid et à un besoin viscéral de sens. Catherine Tabard et Julien Nève, couple à la ville comme au travail, ont fait de cette parenthèse forcée un tremplin.
Par Françoise Bouzin
Changer de cap
Une première adresse éphémère
En mars 2023, le restaurant Prélude propose de sous-louer son espace. Catherine et Julien saisissent cette opportunité : Terter ouvre le 1er juin 2023, accompagné par le GEL et une belle énergie collective.
L’adresse se veut végétale, sans dogme. Pas de prosélytisme, juste l’envie que « les gens mangent bien ». On y cuisine du bio, du local, du saisonnier. Les jus et les sauces sont travaillés avec soin, tout est fait maison, le tofu mariné ou pané devient presque une signature.
« Notre clientèle n’est pas seulement végétarienne. Beaucoup apprécient notre approche : du goût, de la santé, sans austérité. Même exigence pour la pâtisserie maison : gourmande, mais sans trace de produit animal, » explique Catherine.
Nouvel envol
Conscients que leur première adresse serait temporaire, ils anticipent. Deux ans plus tard, en avril 2025, Terter déménage à 200 mètres, dans un bâtiment qu’ils achètent. « C’était le seul moyen, disent-ils, « de s’en sortir ». L’espace grandit : quatre chambres d’hôtes viennent de s’ajouter au restaurant, ouvert désormais midi et soir. Le pari financier reste serré : Microstart, Bruxelles Finances et Fintro les soutiennent, mais les marges sont minces. « Entre un coût de personnel élevé et la volonté de garder des prix accessibles : l’exercice est difficile », reconnaît Julien.






