À Woluwe-Saint-Lambert, l’Horeca n’est pas un secteur parmi d’autres. Il est un pilier identitaire, un moteur d’animation urbaine et un outil essentiel de cohésion sociale. Delphine De Valkeneer, première échevine en charge du Commerce, le rappelle d’emblée : « L’Horeca occupe une place majeure dans notre commune. »
Et les chiffres le confirment : entre 140 et 160 établissements (cafés, bars, restaurants) animent les grands pôles tels que Georges Henri, Tomberg, la place Saint-Lambert, le Woluwe Shopping, sans oublier le site de Cora, actuellement en pleine transformation.
Un Horeca créateur de lien social dans une commune résidentielle
Dans cette commune où les familles s’installent pour la tranquillité, les écoles, les espaces verts et les infrastructures sportives, l’Horeca devient un vecteur essentiel de lien social. Les bars historiques côtoient les jeunes enseignes indépendantes, les restaurants traditionnels dialoguent avec les nouveaux concepts méditerranéens ou contemporains. On y trouve des adresses à l’accent de village comme des maisons plus gastronomiques. Autour de la place Saint-Lambert, les influences grecques et italiennes se mêlent aux bars à tapas et aux bistrots réinventés. À l’heure où les habitants veulent moins prendre la voiture pour se déplacer et davantage vivre leur quartier, Woluwe-Saint-Lambert mise sur une gastronomie accessible, variée et profondément ancrée dans le local. « Notre rôle est de proposer une offre qualitative et de proximité, accessible à tous, et qui anime les quartiers sans les dénaturer, » explique Delphine De Valkeneer. L’Horeca devient ainsi un vecteur de lien social, une manière de faire vivre les rues, de soutenir les commerces, de donner un rythme à la vie locale.
Dialoguer, réguler et anticiper : une approche structurée
La commune souligne l’importance d’un dialogue constant avec les restaurateurs.
Les zones dites de liseré commerçant permettent l’implantation d’établissements Horeca, conformément au PRAS. Les habitants sont régulièrement informés des possibilités d’aménagement et la commune veille à maintenir une cohérence urbanistique. Lorsque des nuisances apparaissent – notamment autour de certains bars – l’échevine insiste : « Ce sont en général les nuisances sonores générées par les activités humaines qui posent problème, pas l’Horeca en tant que tel. Nous travaillons avec la police et les services communaux pour comprendre, gérer et prévenir les débordements. »
Un règlement spécifique pour les terrasses en cours d’élaboration visera à encadrer les installations sur le domaine public, fixer des périmètres clairs, déterminer des horaires de fermeture adaptés aux quartiers. Selon le projet qui sera présenté au conseil communal du mois de mars, les terrasses pourront rester ouvertes jusqu’à minuit les vendredis, samedis et jusqu’à 23h00 du dimanche au jeudi.. L’objectif est de trouver un équilibre entre dynamisme urbain et qualité de vie.
Une offre variée, qualitative et patrimoniale
Woluwe-Saint-Lambert se distingue par une offre Horeca diverse et largement portée par des indépendants, plutôt que des chaînes. On retrouve des cafés familiaux (Mel Kafé , Leona Café), des bars de quartier historiques comme La Maison Haute, des institutions comme Le Kwak ou Le Bistrot de la Woluwe, La Rotonde, le Nénuphar, Verre y table, La Maison jaune et des restaurants qualitatifs comme La Table des Saveurs, Côtes & Os, des maisons reconnues comme Da Mimmo, Le Coq en Pâte, une mixité méditerranéenne (grec, italien) avec Mare et Monti, Osteria Zerodue, la Regina, le Delphe, Opa ou encore des concepts plus contemporains, comme Affable dans le quartier Georges Henri. De nouvelles enseignes s’installent comme Les Larmes du Tigre ouvriront prochainement place Saint-Lambert.
Soutien financier : primes, couveuses et embellissement

La commune a mis en place une série d’outils concrets pour attirer et soutenir les entrepreneurs Horeca, en particulier sur les axes stratégiques comme Georges Henri.
La prime Impulsion est destinée à tous les commerçants pas encore installés ou aux commerces existants qui souhaitent se renouveler . « Pour ces 2 catégories, on attribue des primes de 10.000 à 15.000 euros pour soutenir l’installation ou les modifications (rénovation, achat de mobilier). Les critères sont la viabilité financière, l’originalité du projet, l’adéquation aux besoins du quartier et la dimension durable », explique Delphine De Valkeneer
La commune a également acquis plusieurs locaux et compte en affecter trois à des couveuses commerciales. Le principe ? Un entrepreneur peut tester son concept pendant 3 ans et voir son loyer diminué de 75% la première année, 50% la seconde année et 25% la troisième année. Par exemple pour une superficie de 90 m², le loyer s’élève à 320 € au départ.
Il y a également les primes à l’embellissement pour rénover ses enseignes, tentes solaires… D’abord limitées au quartier Georges Henri, ces primes seront étendues à l’ensemble du territoire.
Des quartiers attractifs et en mutation
Pour le pôle Georges Henri, un grand projet de rénovation est en cours pour rendre cette artère plus conviviale. En particulier la place Degroof où l’on prévoit un espace plus végétalisé, plus sécurisé tout en préservant une capacité de parking suffisante (essentiel pour les restaurants du soir) avec des terrasses élargies, des aménagements pour les événements. Au niveau de l’accessibilité et du stationnement, la commune milite auprès de la Région pour alléger la charge du stationnement. Des zones gratuites sont maintenues pour soutenir l’Horeca : gratuité entre 12h et 14h dans les quartiers St-Lambert, Lola Bobesco et Georges Henri et après 18h00 dans tous les autres quartiers. La commune collabore également avec la cellule emploi et la plateforme Dynamic Emploi pour mettre en relation restaurateurs et candidats potentiels. L’objectif est de faciliter le recrutement dans un secteur en pénurie.
Une commune attractive, en croissance et à fort potentiel
Avec près de 62.000 habitants, une population aisée, internationale (proximité institutions européennes, écoles européennes), un parc immobilier en croissance et de nouveaux habitants venant de la périphérie, Woluwe-Saint-Lambert apparaît comme un territoire naturel de délocalisation pour des Horeca bruxellois souhaitant s’implanter dans un quartier sûr, vivant et familial. Comme le souligne Delphine De Valkeneer, « L’Horeca est le bienvenu à Woluwe-Saint-Lambert. Nous sommes là pour vous accompagner, vous soutenir financièrement et faciliter toutes vos démarches. »
