Le bio dans l’Horeca : comment démystifier les idées reçues ?

Entre convictions, contraintes économiques et recherche de qualité, les professionnels semblent surtout à la recherche de solutions pragmatiques. « Dès que l’on parle du bio, tout le monde a un avis », constate Charlotte Ramet. C’est précisément pour dépasser les idées reçues que l’organisation a lancé une enquête auprès des professionnels de la restauration. L’objectif n’était pas de convaincre, mais d’objectiver les perceptions les plus répandues et de les confronter à la réglementation et aux réalités du secteur bio. Lancée fin novembre 2025, l’étude a recueilli 193 réponses, dont 64 % provenant de restaurants commerciaux et 36 % de collectivités. Les participants étaient majoritairement déjà engagés dans une démarche durable, notamment via le réseau Good Food.

Le local avant le bio

Le prix comme le principal frein

Le coût du bio demeure le premier obstacle. Dans l’enquête, 83 % citent le prix comme principal frein à l’achat de produits bio. Pourtant, pour Biowallonie, cette perception mérite d’être replacée dans son contexte. « Le bio coûte effectivement plus cher à produire », rappelle Charlotte Ramet. Main-d’œuvre plus importante, élevages moins intensifs avec un accès obligatoire à un espace extérieur parcelles agricoles plus petites, alimentation animale elle-même labellisée bio, certification… autant d’éléments qui expliquent cette différence de prix. Mais elle insiste également sur la notion de valeur. « Derrière ce prix, il y a surtout un autre modèle agricole, plus respectueux des sols, de l’environnement, du bien-être animal et du travail des producteurs. »

Selon Biowallonie, certains produits restent particulièrement compétitifs pour la restauration les produits laitiers, les légumes de plein champ, les pommes et les poires, certaines viandes issues d’élevages wallons.

Autant de catégories où l’écart de prix reste limité tout en offrant une qualité gustative reconnue. L’organisation encourage d’ailleurs les restaurateurs à commencer progressivement plutôt que de tabler sur du 100 % bio.

Le goût, le goût, le goût

Ne pas opposer bio, local et saisonnalité

Plus qu'un label, un projet d’avenir durable pour tous

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